Le Conseil de l’Ordre de 1969:


En 1968 et 1969 le nombre de pharmaciens diminue encore pour atteindre 130 pharmaciens. C’est le chiffre le plus bas jamais atteint depuis les années 40, au lendemain de la 2ème guerre mondiale.
Il n’ y avait plus que 99 pharmaciens inscrits au tableau de l’ordre et ayant droit de vote sur les 130 pharmaciens exerçant en Tunisie (étrangers, non inscrits...)
Lors de l’assemblée générale élective du 2 juillet 1969 on comptait:

-80 officinaux inscrits au 1er collège dont 69 avaient voté
-11 inscrits au 2ème collège dont 6 avaient voté
-8 inscrits au 3ème collège dont 5 avaient voté
-soit:99 pharmaciens inscrits dont 80 avaient voté.
Donc à l’époque 80% des pharmaciens inscrits au tableau de l’Ordre avaient participé à l’élection de leur conseil de l’ordre.

Le Bureau de 1969 avait été ainsi constitué:

-Président:Sadok Ben Yahmed
-Vice Président:Mohsen Kchouk
-Secrétaire:Mohamed El Fekih
-Trésorier:Abdelkader Kabadou
-Assesseurs:-Abdelkrim Ben Ezzeddine   
                  -Slaheddine Bahri
                  -Brahim Gherib
                  -Mohamed Kabani
                  -Boubaker Ben Yahia
-Pharmacien Inspecteur:Mongi Fourati

En 1970 furent nommés les premiers pharmaciens biologistes chefs de service des hôpitaux.
La même année le Ministère de la Santé Publique décida, après avis du Conseil de l’Ordre, d’assimiler l’exercice pharmaceutique à la P.C.T.à celui effectué dans les structures hospitalières.
Cette décision permit à de nombreux pharmaciens exerçant à la P.C.T. de s’installer comme officinaux, particulièrement à Tunis et banlieue.

L’année 1970 était surtout marquée en Tunisie par une nouvelle orientation politique qui abandonne l’objectif collectiviste pour une économie libérale. Ce revirement politique a permis de sauver la pharmacie d’officine et la grossisterie privée.

En effet, un projet de réforme de la loi de 1960 devait donner le coup de grâce à l’exploitation privée de ces deux branches d’activité. Pour y faire face, les conseils de l’ordre qui s’étaient succédés depuis 1963 avaient choisi de pratiquer une résistance passive en attendant des jours meilleurs. On a ainsi pu passer le cap et dépasser cette situation jugée très grave par tout le corps pharmaceutique. Un ouf de soulagement pour les pharmaciens !

Dans ce nouveau contexte libéral avait été reposé le problème de la société mixte P.C.T-Pharmaciens. L’Etat s’était de nouveau déclaré prêt à céder la fabrication aux privés et peut être même l’importation. Le Conseil de l’Ordre a désigné une commission d’étude de ce projet et de nombreuses réunions avec les pharmaciens des divers collèges ont été tenues par petits groupes.

Malheureusement les choses ont traîné et malgré le désir de la majorité des pharmaciens de réaliser cette société mixte, le projet sera abandonn.
En définitive, la proposition ne concernait plus l’importation, et les conditions de cession de la fabrication étaient impossibles à concrétiser par les pharmaciens.